Chronique

Élan solidaire #4

Sans voiture, semaine 4 (17/23 oct 2016)

« Bienheureuse, temps toujours clément. Quelques gouttes par ci, par là mais rien de méchant, rien qui puisse même me mouiller ! La gestion des déplacements et des courses est ok, j’ai trouvé mon rythme. Je suis tout sourire, heureuse… Tout va bien !

Et puis la question du manteau est résolue. Pourquoi me priver de ce long manteau que j’ai depuis deux ans et que j’aime tant ? Je fais l’essai : Top ! Je circule avec aisance, il me protège parfaitement et plus besoin du pantalon sur le collant. Je peux de nouveau rouler en robe… Il reste maintenant la protection pluie… à enfiler si possible par-dessus ? Une cape transparente serait parfait. Question à la fois basique et nécessaire qui me ramène une nouvelle fois concrètement à mon corps et son confort. Cela m’amène aussi à jouer avec le temps…

J’ai pu faire face aux projections et peurs d’autrui au fil des semaines. Les réactions m’ont parfois surprises, elles ne venaient pas toujours des personnes auxquelles je m’attendais. ‘Mais comment tu vas faire ?’ ‘Comme je fais depuis déjà trois semaines !’ ‘Et pour tes courses ?’ ‘Je m’organise’ ‘Et pour voir tes amis ?’ ‘Ce sont de vrais amis, ils viennent à moi…’ ‘Et pour partir en week-end ?’ ‘Les options ne manquent pas : le covoiturage, le bus, le prêt ou la location de voiture…’ ‘Et quand il va faire froid, quand il va pleuvoir ?’ ‘J’anticipe déjà et j’aviserai…’

C’est la manifestation du choix versus non-choix, de l’acceptation du flux de la vie avec ses changements, ses imprévus versus la peur du manque liée aux biens matériels dont beaucoup pensent ne pouvoir se passer.

Bien sûr, ma localisation géographique me permet cela. Ce qui peut paraître évident dans une grande ville, questionne ici dans une plus petite. A la campagne, ce serait évidemment plus difficile, voire impossible… Mais là encore ce ne sont que des croyances… Il suffirait d’expérimenter… La solidarité est beaucoup plus ancrée en chacun qu’on ne le pense.

Je le découvre au fil des jours. Lorsque je formule une demande pour ma petite famille, on me propose parfois plus que ce que je sollicite au départ ! Dans ces cas-là, je refuse car je ne souhaite pas que mon défi se fasse aux dépens d’autrui. Je tiens autant que possible à ne solliciter que lorsque cela m’apparaît absolument nécessaire.

D’ailleurs comment faisait-on il n’y a pas si longtemps ? Il ne s’agit en aucun cas d’appuyer un retour en arrière ou de formuler un ‘c’était mieux avant’… Il s’agit simplement de faire le constat qu’autre chose est toujours possible. »

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